Les diaporamas sont en ligne :)
Vous les avez réclamés : les diaporamas des intervenants sont accessibles ici (tout n’étant pas communicable). La présentation de Mme Placidi sur l’environnement juridique sera en ligne d’ici à la fin de la semaine (traitement du format).
Bonne (re)lecture !
Hugues
La conquête des territoires communicants
Un des deux ateliers du vendredi, animé par Thierry Marcou, directeur du programme villes 2.0, et Hugues Aubin, chargé de mission à la ville de Rennes, nous embarquait avec diligence sur un nouvel horizon de l’ouest à explorer, celui des territoires communicants.
Je dois dire que c’est typiquement le genre d’exposé qui me plaît. Beaux transparents, URLs à foison, prospective grande ouverte, mais pieds sur terre. On ne s’ennuie pas une seconde.
Thierry a commencé par nous emmener vers Londres, direction un haricot perdu entre deux voies automobiles, où des allumés ont planté il y a quelques temps de la lavande, qu’ils entretiennent consciencieusement. La « guerrila gardening« , cela s’appelle. Là où la collectivité n’a plus le temps, l’envie, le budget pour entretenir ses bouts de ville perdus, nos jardiniers armés (de leurs râteaux, sourires et bonnes graines) investissent le paysage et y plantent leurs propres User Gardened Contents. Leçon 1 : les collectivités doivent apprendre à composer avec ces collectifs émergents.
Deuxième exemple d’un bout de territoire qui pulse, la tour Dexia à Bruxelles. Une tour sur laquelle on peut inscrire (via un jeu de lumière associé à chaque fenêtre) des messages, des dessins. Que vous pouvez envoyer, vous, par SMS, ou que la ville affiche, par exemple pour indiquer les différences quotidiennes de température avec les moyennes des dernières années, juste en changeant la couleur de la tour (voir les projets en cours ou passés sur cette tour). Ceci m’a rappelé l’expérience du même genre lancée par l’opérateur mobile Starfruit dans Second Life. Leçon 2 : voyez grand.
On continue avec ce petit poil à gratter qu’on a tous eu un jour ou l’autre. Des poubelles qui débordent, un lampadaire qui ne fonctionne plus, un nid de poules à boucher… comment et qui prévenir à la mairie ? Fix me street apporte la réponse. Autrement dit, le city bug reporting à la sauce 2.0. Leçon 3 : transformez vos administrés en auxilliaires. Eux, s’organisent rapidement pour communiquer entre eux les déficiences du territoire, comme ce fil twitter sur la ligne 13 du métro parisien. Et si vous ne faites pas vous-même la promotion 2.0 de votre territoire, d’autres le feront à votre place. Comme ce guide urbain, simple, rapide et enfin efficace, comme ils disent (moi où).
Alors, comment rester dans la course ? Leçon 4 : en sachant ouvrir vos données territoriales par des API astucieuses auxquelles les autres services, publics ou privés, pourront se relier. Thierry Marcou propose d’effectuer un double diagnostic au sein de la collectivité :
- c’est qui le graphe local de votre territoire ? Trouver / comprendre / collectionner les contenus numériques qui révèlent votre territoire
- préparer le grand mix : quelle sont les données que je voudrais partager avec ces gens-là, et qu’est-ce que cela donnerait comme mashup ? Par exemple ceci : mobile + GPS + Wikipedia.
Leçon 5 : disposer d’un système d’innovation suffisament mature et efficace. Sachant que l’innovation est au coeur des modèles économiques, et donc une des racines de la création d’entreprises, il s’agit d’une exigence pour les acteurs publics. Qui doivent prendre en compte le rôle croissant des utilisateurs. Sachant par ailleurs que les applications et services les plus en vue sont hors de portée d’un seul acteur, il faut profiter de la masse des utilisateurs, en un mot, les laisser détourner et innover. Exemple parfait de cette posture, la ville de Glasgow et son programme « projet pour l’imagination de masse », Glasgow 2020.
La sixième leçon de cette présentation ne s’adresse pas aux collectivités. Elle s’adresse pour moi clairement aux ingénieurs. Ceux qui sont actuellement formés, et ceux qui sont déjà dans les entreprises ou les labos. C’est la leçon du design. Sans une forte dose de design, aucune chance à mon avis de sortir un service 2.0 qui donne envie. Qui donne envie justement aux utilisateurs, de se l’approprier, d’y ajouter autre chose, d’en faire leur objet du quotidien.
L’exemple cité ? Le Petit Poucet. Un projet de deux étudiants en master de design sur, je cite : la mise en place d’un système contextualisé dans l’environnement matériel de notre mobilité pédestre quotidienne, le trottoir. Un projet à découvrir d’urgence avant de le croiser sur votre prochain trottoir.
Et celui-là aussi, Viatelo : culture + google maps + wiki + covoiturage… En provenance directe d’un projet de Master 2 de l’Institut Ingemedia (Toulon).
Thierry nous a également reparlé du Citywall et de la montre verte -voir d’autres billets sur ce blog.
Après ces quelques éclairages du proche présent et du proche futur, Hugues Aubin nous a ramené quelques réalités. Aussi incroyable que cela puisse paraître, quand on voit toutes les réalisations numériques de ce territoire, Rennes n’a pas d’API ouverte sur son système d’information, pas d’entrepôt de données ouvertes.
Mais Rennes n’en a pas moins cependant à nous apprendre. Avec son programme « Vivre à Rennes » par exemple, un opuscule papier distribué aux nouveaux étudiants et habitants avant 2000, qui s’est vite étoffé, est passé également sur CD, puis sur Internet (avec bases de données et moteurs de recherche, plus adresses mails des sites à voir, une première jonction effectuée). En 2002, « Vivre à Rennes » s’appropriait l’Espace, avec une cartographie basique (aujourd’hui GPSisée), puis le Temps à la carte, avec le service TicTac, et enfin à présent le Sens : de la taxonomie qui était le basique thesaurus des premiers temps, « Vivre à Rennes » est un projet évolutif aujourd’hui plongé dans la poche de ses utilisateurs qui apportent et partagent leurs propres impressions des lieux et temps à Rennes. C’est ce qu’on appelle la folksonomie.
Hugues nous a également présenté en avant-première un concept mob d’un opérateur mobile européen qui n’est pas sans rappeler la Sekai Camera au récent TechCrunch : augmenter la ville à travers l’écran de son mobile.
Beaucoup d’acteurs locaux (entreprises privées, individus) innovent très vite. Ce n’est pas le même rythme que celui des collectivités, qui doivent pourtant suivre, et ont un rôle essentiel à jouer. Les territoires sont en effet intéressés quand les citoyens peuvent effectivement palper les technologies. Pour cela, ils peuvent organiser des panels d’usagers, et agir comme tiers de confiance, pour protéger ces panels du démarchage commercial (c’est ce qui sera fait dans le cadre de la plate-forme Imag’In Lab du pôle de compétitivité breton Images & Réseaux). Ils peuvent instruire du prêt de terminaux. Ils peuvent également publier l’avancement des projets 2.0 dans les gazettes municipales.
Rennes, justement, souhaite avoir ce panel d’utilisateurs permanent. Plutôt que faire du coup par coup, disposer d’un réseau d’innoventeurs d’usages. Ils souhaitent alléger le processus d’études d’usages, de manière à pouvoir expérimenter en continu.
L’enjeu est important : c’est la possibilité pour les collectivités locales et territoriales d’être elles aussi porteuses d’inventions.
Aymeric
Le cinquième écran
Les plénières de la matinée de vendredi se terminaient avec Bruno Marzloff, sociologue, animateur du groupe Chronos, cabinet d’études spécialisé dans les problématiques de mobilités et de déplacements, et coanimateur avec la Fing du programme Villes 2.0.
Bruno articula sa présentation selon le sommaire de son livre à paraître, Le 5e écran. Hélas, cinq fois hélas, le temps était trop court pour tout passer en revue, et puis aussi je crois que les transparents étaient parfois un peu déroutants, et suivre à la fois les transparents, le discours, et les bords de la feuille où je prenais des notes a été un exercice un peu périlleux.
Du coup je livre ici mes notes telles quelles, alors laissez donc dériver votre esprit, et empruntez les chemins tortueux des liens que j’ai pu retrouver, ce sera une bonne entrée en matière -poétique- avant de lire son livre.
Le foyer devient une page, la ville devient un livre ouvert.
Quelle place pour l’individu, qu’est-ce que cela change dans la ville ?
(ah oui, je précise, c’est parti, là)
Le mobile comme pivot, Internet comme sous-couche universelle.
1. Le nouveau media, ce sont les gens.
Mobile Me d’Apple ? une synchronisation centrée sur l’utilisateur. Le mobile devient le pivot des réseaux. Mobile individu et mobile objet : je suis à la fois récepteur, capteur, émetteur et relais. Mais, comme le dit Rafi Haladjian (Violet, Nabaztag), nul objet n’est une île. Les objets doivent être connectés.
2. Des écosystèmes d’écrans d’information.
Dans la ville, le Citywall. Ou le SENSEable city lab du MIT. De l’informatique partout à l’information partout.
Prennez l’exemple de Twitter. C’est un media auto-mobile. Il relie un émetteur à des suiveurs (pas des récepteurs, notez bien). Certains en ont fait un hub au service des usages de la ville, par exemple dans ce cas de la Tower Bridge, qui indique ses hauts et ses bas. Twitter est un media de l’instant, un media d’adhésion (il faut jouer son jeu), un media de contextualisation, un media présentiel.
3. Éditorialisons la ville !
Par des intermédiations universelles, une ville-forum de dialogues et d’échanges, pour se réapproprier la ville, et « tenir la ville à jour ». De la trace subie à la trace délibérée. Pour en savoir plus, perdez vous chez Fabrice Girardin.
4. Les puces régulent la ville…
De la ville ouverte à la ville monitorée. Du déductif à l’inductif, (là j’ai perdu pied, je dois le reconnaître), du centralisé à l’acentré, du statique au prédictif. Et l’expérience d’HotCity.
5. Du service public au « service urbain »
Quand l’utilisateur devient un des protagonistes du service.
6. Des places de marché
Un point essentiel, en émergence. On était avant dans la notion de centrale de mobilité, et on arrive aux places de marché. Exemple, le covoiturage. À un moment donné, avec mon mobile, je peux offrir une place de covoiturage, ou je peux savoir facilement qui dans mon secteur offre des places de covoiturage.
Oui, c’est un petit compte-rendu. Il faudrait vraiment avoir les transparents en parallèle. D’ailleurs, c’est ce qui m’est arrivé, j’ai laissé mes pensées partir en parallèle. Notamment, en écoutant Bruno, je me suis fait la réflexion qu’il y avait un rapport entre les efforts de continuité de services entre terminaux (ce qui est traité dans des lieux comme le pôle Images & Réseaux), et notre besoin de capter une information (météo, actus…) tout au long de la journée (ce dont on parlait ce vendredi matin là). Je vous laisse réfléchir à cela.
Aymeric
Atelier Interagir avec les citoyens
L’atelier « Interagir avec les citoyens », animé par Marc de Fouchécour, a été l’occasion d’une présentation par Gaëlle Malgorn de la démarche de la Ville de Brest en matière d’expression citoyenne.
L’entrée en matière s’est faite par un premier exercice qui a consisté à faire réagir la salle au titre de l’atelier. Les propositions ont été nombreuses et les termes employés plutôt positifs (échange, concertation, coproduction, qualité, créativité, rencontre, idées, interactivité, etc.) même si la tension, le frottement qui existent lors des interactions étaient également cités (contestation, conflit, interpellation).
Gaëlle Malgorn, du service démocratie locale et citoyenneté de la Ville de Brest, a présenté les sites http://www.participation-brest.net/ et http://www.wiki-brest.net/.
Participation à Brest est un site qui dispose de trois entrées différentes, issues des structures sur lesquelles le projet s’est appuyé lors de son lancement :
- Initiatives (des habitants), est une rubrique qui s’est construite initiallement autour des journeaux de quartiers, et qui permet de présenter paroles, récits, expériences ou encore initiatives de citoyens.
- Conseils de quartier, permet d’avoir accès aux compte-rendus des conseils et à des forums.
- Jeunes et enfants, liste les actions proposées par les structures de quartier pendant la semaine des droits de l’enfant organisée chaque année en novembre, et met à disposition des témoignages de délégués de classe.
Wiki-Brest donne la parole aux habitants pour témoigner, s’exprimer sur leur quartier, le raconter à travers des photos. Au départ, le wiki n’a été qu’un empilement de billets. Ils n’ont été structurés que dans un second temps.
Ce qui est assez marquant, c’est l’ensemble de la démarche déployée par la Ville de Brest pour soutenir l’écrit public : points d’accès publics à Internet, formations à l’écriture journalistique, à l’écriture sous spip, animation de wiki-brest par une personne à temps plein qui propose aux organisateurs de manifestations, rencontres ou fêtes de prendre le temps de présenter leur projet et d’en témoigner via le wiki, organisation tous les deux ans d’une manifestation de deux jours appelée Ecrits Ecrans Publics destinée aux acteurs brestois (et bretons) de l’expression multimédia pour les relier aux multiples initiatives autour de l’histoire et des collectes de mémoire.
Les facteurs de réussite identifiés sont :
- la présence d’acteurs locaux dynamiques et motivés sur lesquels s’appuyer ;
- l’existance d’un réseau des points d’accès publics à Internet ;
- la volonté politique ;
- l’accompagnement par les services de la Ville.
Cette présentation s’est avérée très intéressante, mais limitée, de par son sujet même. En effet, la Ville de Brest fait en sorte de créer les conditions d’une expression citoyenne, mais ne franchit pas encore le pas de l’interaction. Peut-être même que l’expression citoyenne n’a pas été pensée à l’origine dans une perspective d’interaction, mais plutôt comme l’écriture au fil de l’eau de l’histoire brestoise par ses habitants.
La seconde présentation, faite par Marc de Fouchécour, a plus été centrée sur les principes (et les écueils) du web 2.0. Il débute par un défi : « Vous êtes un agent du ministère de l’éducation indien et vous devez apprendre aux habitants d’un village à se servir d’Internet et à utiliser l’anglais. Comment vous y prenez-vous ? »
Après quelques tentatives de réponse dans la salle, il livre le fin mot de l’histoire (car il s’agit bien entendu d’une histoire vraie). L’agent en question a scellé dans un mur un écran et un touchpad et a laissé le système connecté à disposition des habitants. Ce sont les enfants qui, en tatonnant et en s’informant mutuellement de leurs découvertes, ont progressivement compris le fonctionnement. En 3 mois, ils connaissaient 300 mots d’anglais et savaient utiliser blogs, forums, etc.
Ce sont des phénomènes d’émergence, similaires à l’auto-formation des enfants indiens, qui sont au cœur du web 2.0 : de nombreux participants, un système simple, du temps pour laisser le système fonctionner et au final on arrive à quelque chose qui à du sens. C’est à l’image également de la stratégie de la fourmilière pour se nourrir : des fourmis explorent leur territoire sans rien faire d’autre que laisser des traces de phéromones, les fourmis qui trouvent de la nourriture, plus lourdes, laissent des traces chimiques plus marquées, vers lesquelles convergent progressivement les autres fourmis en renforçant le phénomène.
Marc de Fouchécour caractérise par quelques termes l’interaction avec les citoyens à l’heure du web 2.0 : le nombre, l’ouverture au monde, la transparence, la vitesse, la liberté (où l’on passe de la permission comme préalable à l’action au pardon en cas de fausse maneuvre), ou encore l’effacement des frontières entre vie professionnelle et vie privée.
Il alerte de manière similaire sur les risques : le culte de l’amateur (cf. andrew keen), big brother is watching you, le temps perdu, le désordre, le spam, le conformisme, ainsi que les fractures.
Les échanges avec la salle ont ensuite porté sur le lieu du débat avec les habitants. Marc de Fouchécour a souligné l’intérêt de l’expérience brestoise dans sa distance par rapport au site institutionnel de la ville. Il a appuyé la stratégie consistant à mettre en place une infrastructure (les moyens de faire) sans chercher à canaliser ou à imposer une forme ou un contenu.
Une dernière intervention de la salle a souligné l’envie de citoyens de participer à la conception des projets de ville, le manque d’outils rendant possible cette co-élaboration entre une collectivité locale et ses habitants, et la crainte probable d’élus de se voir déssaisis de leurs prérogatives (selon moi, les freins seront plus à chercher du côté des professionnels, experts, techniciens, architectes, urbanistes, que des élus). L’interaction avec les citoyens autour des projets de la ville semble être effectivement un enjeu important pour une démocratie locale plus (inter)active, et il semble que les outils restent à inventer.
Brendan
Les objets communicants se rapprochent
Conférence après conférence, les interventions sur les objets communicants se multiplient, et deviennent de plus en plus excitantes. Il y a quelques années on parlait de PDAs, on s’inquiétait de puces RFID glissées à notre insu dans nos vêtements, et le M2M (machine to machine) était le bidule qui ferait communiquer des chaudières avec l’ordinateur du chauffagiste à travers Internet.
Demain, l’objet communicant est une montre portée par la plupart d’entre nous, qui mesure la qualité de l’air et le niveau de bruit ambiants, et remonte ces informations à un serveur qui les rend publiques, pour une utilisation aussi bien par les collectivités que les particuliers. L’objet communicant est au coeur des enjeux comme du quotidien de l’humanité.
C’est au sein du programme Ville 2.0 que la FING réfléchit depuis quelques années à cette transformation de la société, nous dit Daniel Kaplan, délégué général de la Fondation pour l’Internet Nouvelle Génération, ce vendredi matin. Alors qu’il est difficile de mesurer l’Internet mobile, très protéiforme, Ville 2.0 s’interroge sur l’impact et l’appropriation de ces différentes technologies, appropriation qui ne se fait d’ailleurs plus seulement sous la pression des seules technos : il y a les produits, certes, mais il y aussi les producteurs.
L’informatique est en train de quitter les écrans. Et même si la norme aujourd’hui est de ne pas communiquer (par exemple, il n’y avait pas de wi-fi dans la salle où nous étions), elle le deviendra demain. Déjà les 12000 arbres de Paris communiquent avec les bûcherons. Au Japon, où il n’existe pas d’immigration, et où le taux de natalité est de 1 enfant par maman environ, il va falloir être servi par des robots. Le Japon habitue doucement sa société à considérer les objets communicants au même titre que les êtres humains ou les animaux. L’informatique sera bientôt projetée sur les pare-brises des voitures (comme elle l’est déjà sur les cockpits des avions de chasse). On sait aujourd’hui manipuler des objets réels sur une table-écran présentant des objets virtuels et partagées entre plusieurs sites : c’est la réalité augmentée au service de la co-conception.
Entretenir les arbres, apporter une solution aux problèmes de démographie, conduire, inventer… Demain, le tissage entre les pratiques de communication et celles qui ne le sont pas sera de plus en plus complexe.
Ce n’est plus le futur. Daniel rappelle que sans RFID, pas de Velib. Pas de Velib sans mashup avec d’autres applications, notamment de cartographie. Et pourtant, « emprunter un Velib » n’est pas une pratique numérique. C’est une pratique équipée par le numérique.
- des puces : identifieurs, capteurs, actionneurs…
- des réseaux omniprésents : 3G, Wi-Fi, Satellite…
- des bases de données et des logiciels : derrière la vidéosurveillance, par exemple, il y a de la reconnaissance des formes, des visages, des mouvements inhabituels…
- de la cartographie et de la géolocalisation, en forte augmentation ces derniers temps sous l’impulsion de GoogleMaps
- d’autres genres d’écrans : les lumières des immeubles, pour sentir vivre son territoire, des coussins de canapé, pour ressentir la présence à distance de sa famille, des murs de téléprésence, des écrans souples pour une nouvelle génération de livres
Faut-il s’en inquiéter ? Non, pense Daniel Kaplan, car les objets communicants seront ce que vous en ferez.
Le M2M, par exemple, c’est l’intelligence ambiante. Faire disparaître la techno dans l’environnement, qu’elle ne soit plus visible. Daniel présentait à ce moment un transparent très explicite, du type avant-après. Avant un salon avec télé, châine hi-fi, enceintes, 4 télécommandes, 3 téléphones. Après le même salon, seulement avec ses meubles design et ses plantes vertes.
Les objets communicants, ce sera peut-être little brother, mais pourquoi pas une surveillance réciproque ? Surveiller aussi les surveillants !
Au Japon émerge la notion de société ubiquitaire (u-japan, PDF). Les utilisateurs restent au centre du dispositif, et communiquent avec des machines sympathiques, qui sont considérées comme des interlocuteurs normaux (il est temps de relire Asimov).
Aux USA, c’est la culture du bricolage qui prédomine. Ce n’est pas la culture du service ou celle de la techno à la japonaise. Exemple, les blogjets, ces objets qui bloguent. Les objets sont démontés pour voir comment ils pourraient encore mieux communiquer sur Internet, les API se multiplient pour faciliter l’émergence de mashup entre objets et services en ligne.
Tout ceci ouvre de nombreuses perspectives territoriales. Car le numérique ce n’est pas que du virtuel, il s’incarne dans le territoire. La géolocalisation, par exemple, il faut prendre conscience de la rupture qu’elle entraîne dans les pratiques quotidiennes, et de l’importance qu’elle redonne à la carte, puis au territoire. On disait « vendredi soir on se retrouve à 20h15 devant le théâtre ». On dit de plus en plus « on fait un truc vendredi soir » puis on se retrouve via mobiles et GPS. Le territoire environnant l’utilisateur doit donc savoir s’afficher sur les terminaux de l’utilisateur. Un territoire communicant, en quelque sorte. (je me demande… avec la réalité augmentée, on ne pourra bientôt plus vraiment dire que la carte n’est pas le territoire).
Envisageons également l’apport essentiel des utilisateurs pour renseigner ce territoire 2.0, les fameux UGC, user generated contents. La FING a ainsi un projet autour du handicap en ville. Qui mieux que les personnes handicapées connaît les obstacles qui se dressent dans la ville, les permanents comme ceux qui surgissent soudainement lors de travaux, de déménagements… Ce sont donc elles qui, par des dispositifs communicants, renseignent une base de donnée de navigation urbaine.
Parlant de projets FING, Daniel revient à cette montre verte évoquée plus haut (projet City Pulse). Combien y a-t-il de capteurs de la qualité de l’air à Paris ? 10. On peut multiplier ce chiffre par 1000 en plaçant ces capteurs dans des objets faciles à porter, et en co-produisant les données environnementales avec les citadins. Certes, les capteurs ne seront peut-être pas aussi évolués que les 10 actuels, mais ceci est compensé par leur nombre, et leur répartition géographique aléatoire. Et il sera possible d’inventer de nouvelles représentations de ces données et de nouveaux services, ajouter une dimension ludique, esthétique, et de manière générale rendre plus sensibles les citadins à l’objectif de ville durable.
(si j’ai bien compris, il y aura une manifestation nationale sur ces sujets au Cent-Quatre, le 4 décembre prochain)
L’acceptance (un terme que Daniel rejette ; « acceptable » est un terme des industriels) sociale, l’éthique et la fracture numérique ont été au centre des questions. Ces trois points se situent à des niveaux très différents, selon Daniel. S’il y a un écart qui ne s’est jamais réduit sur les usages de l’Internet, c’est celui du niveau d’éducation, partout dans le monde. Sauf cas pathologique, on n’a pas un « numérique » qui éloignerait les gens, au contraire.
Ce qui est essentiel de comprendre, c’est que si les territoires ne s’approprient pas ces nouvelles pratiques, n’ouvrent pas leurs bases de données aux autres (et accèdent à celles des autres), et notamment aux individus, ce seront d’autres organisations, des entreprises, peut-être hors du territoire en question, qui le feront. C’est donc un grand chantier qui est ouvert, et qui se fait tous ensemble, collectivités et citoyens.
Une belle question, pour finir : est-ce que la mesure de l’environnement doit être réservée à des spécialistes, ou au contraire être ouverte à la participation du plus grand nombre (et donc son information / éducation, au passage) ?
Aymeric
(j’en profite pour signaler la prochaine édition de HDMOC (haut-débit, mobilité, objets communicants) à Brest sur la réalité virtuelle et augmentée, le jeudi 20 novembre)
Web 2.0, mass media et serendipity
Christophe Aguiton, chercheur à FT R&D et est intervenu sur le web 2.0 et j’interviens au fil de quelques uns des nombreux thèmes qu’il a abordé
- – Christophe rappelle la période de la « dot-com bubble » ou bulle Internet. Lorsque la bulle spéculative a affecté les secteurs informatiques et telecoms, « seul Google et le logiciel libre étaient restés sur le terrain…ainsi que les technologies au faible coût d’entrée, favorisant l’innovation ascendante… ». Effectivement le modèle de développement de google basé sur l’indexation et l’organisation de l’abondance de ces informations sur Internet ainsi que le modèle robuste du logiciel libre a résisté à la bulle. Dans le domaine du logiciel libre, le modèle d’affaire est plus solide en terme d’emploi local que les entreprises qui s’appuient sur du code fermé. Le logiciel libre permet de répondre à des besoins métiers de façon flexible et rapide (release), l’accessibilité du code sous licence libre permet aux clients de ne pas perdre l’avancement dans leurs projets de R&D car ils ne sont pas dépendants de fournisseurs.
Sources et infos: April et Framasoft
- – Christophe poursuit en citant « la dynamique de San Francisco (U.S) liée à sa capacité de mobilisation et d’ouverture vers les usages sociaux. » Effectivement, la côté californienne héberge l’Université de Berkley, l’école de Palo Alto…etc qui sont de véritables think tank ouverts et participatifs dû à une grande diversité d’étudiants et de chercheurs internationaux. Cette volonté « politique » et interne de participer à des projets ouverts se retrouve également dans le département R&D du MIT qui porte des projets phares tels que l’ordinateur à 100$ où ce projet de « Center for Collective Intelligence« . Plus près de nous, le réseau des réseaux francophnes de la coopération, de l’intelligence collective et des pratiques collaboratives avec le réseau Intercoop, né aux Etés Tic de Bretagne en juillet 2007 dans le prolongement du groupe IC-Fing, du Forum des usages coopératifs, des ateliers sur la coopération d’Autrans.
- – Un autre enjeu que j’ai noté concerne « l’ouverture des API ». « La connaissance des API est indispensable à l’interopérabilité entre les composants logiciels » et pourtant ébranle régulièrement les corporates. Face à la flexibilité actuelle des outils innovants, libres et interopérables, certains marchés comme Apple, Sony ou Microsoft s’essoufflent en tentant de garder un marché captif, assèchent l’innovation par des brevets logiciels, en imposant des DRM pour contrôler l’utilisation d’oeuves numériques…etc
Cet enjeu est d’autant plus important qu’il est un frein aux pratiques des usagers (marché captif) et à la circulation des informations. Parlant de formats standards Open Office 3.0.0 vient de sortir!
Des infos aussi sur le site de l’IETF qui participe à l’élaboration de standards pour Internet
- - Christophe aborde les « barcamps comme étant un élément démocratique « radical » dans le sens poussé ». Pour rappel, un »BarCamp est une rencontre d’un week-end, une non-conférence ouverte qui prend la forme d’ateliers-événements participatifs où le contenu est fourni par les participants qui doivent tous, à un titre ou à un autre, apporter quelque chose au Barcamp’. Je vais initier un BarCamp prochainement à Rennes car ce type d’organisation permet des rencontres efficientes sur des besoins métiers, R&D, des porteurs de projets qui peuvent répondre rapidement à l’évolution de ces outils, des besoins des usagers et du potentiel technique. Un article que j’ai rédigé à ce sujet : www.a-brest.net/article4186.html. Ce type d’événement a « emergé » de façon similaire dans des domaines hors TIC, comme les cafés publics citoyens ou arts de la rue, et sont demandeurs de formation pour échanger leurs rencontres vis ces outils du 2.0.
- - Identité numérique et Facebook. Christophe aborde « le profil d’une chercheuse qui a intégré son profil et des données personnelles sur Facebook ». Facebook représente un réseau social né à Harvard, le siège est à Palo Alto (californie) et comprend les bases de données de 90 millions de personnes. Ce sujet mérite que l’on s’attarde un moment sur les dangers de la banalisation de la diffusion des informations personnelles sur Internet.
Par effet de réseau et imitation, les gens entrent leurs données sur facebook ainsi que des informations personnelles. Or, plusieurs millions de profils ont été volées en 2007. Et la plupart des utilisateurs n’ont pas été informé des risques ni de ce que rapporte ces données personnelles à certaines entreprises (cf, chercheuse Claudine Bonneau UQAM – Montréal) . Documents sur une étude canadienne.
- - Christophe défini comme « un heureux hasard » la Serendipité. Intéressant car « un heureux hasard », se rapproche plutôt de la « coïncidence » vu sous cet angle. Or,je ne connaissais que cette définition : « trouver sans chercher spécifiquement l’objet cherché »! Appliqué au domaine des TIC, les boites à outils sont nombreuses et recèlent de nombreuses options donnant lieu à des créations issuent du hasard… En téléphonie mobile, l’ergonomie et l’organisation des services courants apportent du confort de navigation mais ce n’est pas du hasard tout comme lorsque l’on effectue des recherches dans un moteur de recherche et qui utilisent des algorithmes de classement/ranking (Ex: pour Google). L’organisation du hasard doit prendre en compte les usages sans réduire ou formater ces possibles qui sont les facteurs d’innovations.
Merci Christophe pour cette intervention dense qui initie le débat, des réponses aux enjeux des media masse, des inégalités d’accès et de ce que les collectivités peuvent apporter pour réduire ces inégalités.
Valérie
La participation online à Brest, par Hubert Guillaud
Hubert Guillaud, intervenant sur l’une des sessions TED, nous fait l’honneur de produire une note à partir de l’atelier animé par Marc de Fouchécour. L’article est disponible sur le Tumblr de la FinG et nous le relayons ici, trait pour trait. Encore merci à Hubert :
A l’occasion des 1ère rencontres nationales Cap Com, Communication et territoires 2.0, qui se tenaient à Rennes les 16 et 17 octobre et où la Fing intervenait massivement, je partage quelques notes, factuelles, de l’atelier “Intéragir avec les citoyens” animé par Marc de Fouchécour de NextModernity et Gaelle Malgorn de la ville de Brest, qui présentait en détail l’expérience participative en ligne Brestoise.
La participation à Brest
Participation-Brest, le site, a été créé en 2002 dans le but de développer la participation des habitants. Outil ouvert de participation sur les initiatives des habitants (présentant la vie des quartiers, et accueillant quelques 10 journaux de quartiers en ligne), sur les conseils de quartier (compte-rendu et forums), et sur la citoyenneté des jeunes (pour que les jeunes puissent retrouver en ligne leurs témoignages récoltés lors de la Semaine des droits de l’enfants organisée chaque année autour du 20 novembre). Le site produit une lettre d’information bi-mensuelle (280 abonnés).
Sur ce site, l’écriture en ligne est parfois faite par les services de la ville, mais aussi par les habitants, d’où la nécessité de les accompagner via des formations à la demande sur le thème de l’écrit journalistique (techniques de l’interview, etc.) ou sur l’utilisation des outils, organisés tout au long de l’année et dont les habitants sont très demandeurs. Depuis 2005-2006, les formations se sont rendues dans les quartiers pour être plus accessibles aux acteurs du terrain. Cela a donné naissance à des sites collaboratifs de quartiers, comme le projet de l’internet de quartier de Kérourien ouvert depuis un espace multimédia situé dans un appartement d’un quartier difficile, valorisant les productions des jeunes du quartier. Les journaux de quartiers sont à l’origine des journaux papiers, et certains commencent à être mis en ligne. L’idée de mettre en ligne des écrits est d’ailleurs partie de l’idée de donner à lire ce qu’il se passait sur les quartiers à l’autre bout de la ville.
L’écrit public représente l’expression publique que se soit sous forme d’écrit, de vidéo, de photos, de sons. Pour le Service Démocratie Locale et Citoyenneté de la Ville de Brest, l’accompagnement à l’écrit public est capital : il passe par la valorisation des projets sur le site, l’accompagnement, le prêt de matériel et par une manifestation tous les deux ans autour d’Ecrits-Ecrans publics pour valoriser les réalisation. Une manifestation qui se construit en mode collaboratif, en présentiel et via un wiki, comme la plupart des rencontres brestoises (une quizaine de rencontres se construisent en ligne à Brest). Bien évidemment, les écrits publics se multiplient et se diversifient : projet de création d’une web radio par un collège, mise en place d’ateliers de formation à la vidéo légère, à la musique assistée par ordinateur.
Les acteurs produisent du contenu, valorisé par les sites, comme le Mediablog qui stocke images et vidéos en ligne. Les écrits se diversifient vers la coproduction de savoirs publics, avec Wiki-Brest pour que les gens puissent parler de leur quartier de leur vie, partant du principe que chacun a quelque chose à apporter. Une approche qui veut avant tout favoriser le lien social, valoriser les personnes et viser la reconquête de l’estime de soi, car au-delà de la valeur du contenu, il y a une fierté de montrer qu’on est capable de mettre quelque chose en ligne.
Avec 100 Points d’accès public à l’internet (Papi), Brest montre l’importance de l’accompagnement, de la médiation, du temps long de l’appropriation. Pour développer des contenus, Brest a développé des wiki-journées sur certains thèmes (les recettes de quartier, les femmes, la musique…) pour recueillir des témoignages auprès des gens, dans les maisons de quartier, dans les maisons de retraite, les écoles… Cela a donné naissance aussi à Wiki-Comptoir pour que les gens se rencontrent et des formations à l’écriture sur un Wiki… Une personne travaille à temps complet sur WikiBrest.
WikiBrest, c’est 1840 articles, 100 nouveaux articles par mois, 878 contributeurs, plus de 2 millions de pages vues depuis le lancement du projet. WikiBrest a fait des petits : WikiManche, WikiPicardie et bientôt WikiRennes.
Pour Gaelle Malgorn, les facteurs de la réussite reposent sur des acteurs locaux dynamiques et motivés (Papi, structures de quartiers…),
- une volonté politique (un élu notamment, Michel Briand),
- et un accompagnement et un soutien des services de la ville de Brest (7 personnes dédiés à ces projets).
Il faut continuellement accompagner, solliciter, donner l’envie d’écrire, rappelle Gaëlle Malgorn.
Quel objectif, quelles passerelles, quelle évaluation ?
“Mais quel est l’objectif ?”, demande une personne du public. L’objectif était de donner la parole aux personnes, répond Gaelle Malgorn. Le retour on l’a par les contenus, par la qualité. L’objectif était de favoriser le lien social, de valoriser les personnes et de faciliter l’appropriation par tous des nouvelles technologiques. Cela nous a permis de toucher les jeunes qui n’ont plus envie d’utiliser un crayon et d’une feuille de papier, comme à l’école.
Sur participation-Brest, il y a un processus de validation des articles. Mais sur Wiki-Brest, l’article est immédiatement valorisé. Trois personnes font de la modération sur le wiki. Les questions posées sont transmises aux élus. Sur participation-Brest, les rejets d’articles ne sont pas si fréquents (98 % d’articles validés), car il y a une charte d’utilisation. Les articles politiques donnant des opinions sur les hommes politiques locaux sont écartés par exemple, car ce n’est pas le but de cet espace.
Reste qu’aujourd’hui, les passerelles entre le site officiel de la ville de Brest et WikiBrest ou Participation-Brest n’existent pas vraiment (hormis des liens vers des contenus précis). Une remarque qui fait débat dans le public, comme si la ville n’assumait pas ses quartiers et n’allait pas jusqu’au bout de la reconnaissance qu’elle initie… Bien sûr, les internautes peuvent faire leur propres passerelles, leur propre portail, rappelle Marc de Fouchécour : si les collectivités ne tissent pas de liens, les gens le feront.
“Quelle évaluation est faite de l’initiative ?”, demande une autre personne du public. On sait que c’est souvent les mêmes personnes qui s’impliquent, les mêmes que celles qui sont bien souvent actives dans les associations… On voit bien, insiste Gaëlle Malgorn, que ce travail dépasse le seul cadre d’un seul service ou d’une seule mission. L’intérêt et la stratégie sont différentes. A Rennes, l’interrompt l’un des responsables de la ville, la montée en puissance de l’information locale s’organise aujourd’hui de façon destructuré. L’idée d’un wiki à Rennes, a pour but d’offrir une expérience de partage de vécu du territoire.
“Comment les agents, les autres élus recoivent ce type de sites ?”, demande une autre personne. Tout le monde n’est pas réceptif. Mais les formations sont ouvertes aux personnels de la ville, aux animateurs des quartiers. Le personnel formé, petit à petit, utilise aussi ces outils. Le plus important, explique Gaëlle Malgorn, c’est que des citoyens, parfois les plus éloignés, ont été rattachés au projet, s’expriment maintenant en ligne, et traces après traces collectent la mémoire et la vie des brestois.
Hubert Guillaud
Ouverture des plénières : le web 2.0, une opportunité pour ré-inventer les relations entre les élus et les citoyens
Ambiance feutrée et jazz dans l’amphithéâtre des Champs Libres pour débuter l’ouverture de cette première édition 2008 à Rennes sur les Territoires et Communication 2.0 et dans le cadre des 1ère Rencontres Nationales de la Communication et Technologies.
- Xavier Crouan lance la thématique en soulignant l’intérêt des nouveaux usages dans les territoires augmentés et la mise en oeuvre de ces applications. Dominique Mégard présente les services mobilisables pour accompagner les agents territoriaux dans cette transformation des métiers.
-Daniel Delaveau, nouveau maire entrant à la ville de Rennes, a rappelé l’évolution rapide des technologies ainsi que sur l’intérêt qu’apporte à la cité et ses acteurs ‘l’intelligence collective et la démocratie locale sur un territoire qui s’agrandit lorsque l’on passe du physique au virtuel (…) cette communication n’y sera pas que descendante mais aussi ascendante. Obligeant à a re-inventer les relations entre les élus et les citoyens ».
Valérie
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