Le cinquième écran
Les plénières de la matinée de vendredi se terminaient avec Bruno Marzloff, sociologue, animateur du groupe Chronos, cabinet d’études spécialisé dans les problématiques de mobilités et de déplacements, et coanimateur avec la Fing du programme Villes 2.0.
Bruno articula sa présentation selon le sommaire de son livre à paraître, Le 5e écran. Hélas, cinq fois hélas, le temps était trop court pour tout passer en revue, et puis aussi je crois que les transparents étaient parfois un peu déroutants, et suivre à la fois les transparents, le discours, et les bords de la feuille où je prenais des notes a été un exercice un peu périlleux.
Du coup je livre ici mes notes telles quelles, alors laissez donc dériver votre esprit, et empruntez les chemins tortueux des liens que j’ai pu retrouver, ce sera une bonne entrée en matière -poétique- avant de lire son livre.
Le foyer devient une page, la ville devient un livre ouvert.
Quelle place pour l’individu, qu’est-ce que cela change dans la ville ?
(ah oui, je précise, c’est parti, là)
Le mobile comme pivot, Internet comme sous-couche universelle.
1. Le nouveau media, ce sont les gens.
Mobile Me d’Apple ? une synchronisation centrée sur l’utilisateur. Le mobile devient le pivot des réseaux. Mobile individu et mobile objet : je suis à la fois récepteur, capteur, émetteur et relais. Mais, comme le dit Rafi Haladjian (Violet, Nabaztag), nul objet n’est une île. Les objets doivent être connectés.
2. Des écosystèmes d’écrans d’information.
Dans la ville, le Citywall. Ou le SENSEable city lab du MIT. De l’informatique partout à l’information partout.
Prennez l’exemple de Twitter. C’est un media auto-mobile. Il relie un émetteur à des suiveurs (pas des récepteurs, notez bien). Certains en ont fait un hub au service des usages de la ville, par exemple dans ce cas de la Tower Bridge, qui indique ses hauts et ses bas. Twitter est un media de l’instant, un media d’adhésion (il faut jouer son jeu), un media de contextualisation, un media présentiel.
3. Éditorialisons la ville !
Par des intermédiations universelles, une ville-forum de dialogues et d’échanges, pour se réapproprier la ville, et “tenir la ville à jour”. De la trace subie à la trace délibérée. Pour en savoir plus, perdez vous chez Fabrice Girardin.
4. Les puces régulent la ville…
De la ville ouverte à la ville monitorée. Du déductif à l’inductif, (là j’ai perdu pied, je dois le reconnaître), du centralisé à l’acentré, du statique au prédictif. Et l’expérience d’HotCity.
5. Du service public au “service urbain”
Quand l’utilisateur devient un des protagonistes du service.
6. Des places de marché
Un point essentiel, en émergence. On était avant dans la notion de centrale de mobilité, et on arrive aux places de marché. Exemple, le covoiturage. À un moment donné, avec mon mobile, je peux offrir une place de covoiturage, ou je peux savoir facilement qui dans mon secteur offre des places de covoiturage.
Oui, c’est un petit compte-rendu. Il faudrait vraiment avoir les transparents en parallèle. D’ailleurs, c’est ce qui m’est arrivé, j’ai laissé mes pensées partir en parallèle. Notamment, en écoutant Bruno, je me suis fait la réflexion qu’il y avait un rapport entre les efforts de continuité de services entre terminaux (ce qui est traité dans des lieux comme le pôle Images & Réseaux), et notre besoin de capter une information (météo, actus…) tout au long de la journée (ce dont on parlait ce vendredi matin là). Je vous laisse réfléchir à cela.
Aymeric






