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Téléphones mobiles et baladeurs, des stats par Médiamétrie

Que s’est-il passé le vendredi 17 au premier Cap’Com Net à Rennes, c’est le compte-rendu d’AymericPM en 17 secondes (non, un peu plus en fait).

La plénière sur les “téléphones mobiles, baladeurs et territoires : mobilités et communication” a commencé avec l’intervention de Tiphaine Goisbeault, directrice de clientèle au département Telecom et Comportements Médias chez Médiamétrie. Tiphaine nous a présenté de très nombreux chiffres, mais comme il s’agit d’études Médiamétrie, réservées à des clients qui payent, il n’est pas possible ici de diffuser des copies des transparents, ou un podcast (que je n’aurais pu faire de toute façon, mon ordinateur semblant interférer avec celui de Tiphaine et brouiller l’écran, j’ai du repasser au mode classique crayon-papier au bout d’une minute).

Pour ce type d’enquête, Médiamétrie dispose d’un panel de 22000 foyers qu’ils interrogent avec GFK : en deux ans, ils ont observé une nette progression du nombre de foyers équipés en mobiles, de 78 à 85%. 15% sont même équipés exclusivement en mobiles, sans connexion fixe. Ceci est à mettre en regard du nombre de terminaux mobiles ayant la fonction internet mobile : 55%.

Plutôt que de découper la population en tranches classiques (par âge, par CSP…), Médiamétrie classe les utilisateurs en 11 catégories, correspondant à des étapes de la vie : anciens, jeunes seniors inactifs, maturité active sans enfants, parents expérimentés, nouveaux parents, parents confirmés, célibataires, couples 35-49 sans enfants, jeunes émancipés, jeunes couples sans enfants et jeunes à la maison.

Ces onze catégories sont alors elles-mêmes regroupées en 3 grandes classes : mobi-novices, mobi-pragmatiques et mobi-vores.

Alors, quelques chiffres quand-même. 21,5% des français sont des mobinautes (définition : ils se sont connectés à l’internet mobile au cours du dernier mois ; chiffres début 2008), ils étaient 9,7% début 2006. Parmi ceux-ci un peu de 9 millions ont consulté un site ou un service, et la moitié ont utilisé la messagerie. Un peu plus de 2 millions ne font que du mail, et un peu moins de 7 que du surf. On observe une progression de l’nstant Messaging, et un recul des SMS et du chat.

Le panel de mobinautes est observé pendant 21 jours. Sur cette période, les connexions se font en moyenne une fois tous les trois jours, de plus en plus sur le lieu de travail, y compris pour y écouter la radio ou la télévision ! Un tiers des connexions se font au domicile, un peu moins d’un quart dans les transports.

L’utilisateur le plus courant est un homme de moins de 35 ans (57,5% d’hommes) dans une grande ville, mais la pratique se démocratise très vite (par exemple, progression chez les retraités ; mais il reste une sur-repésentation des grandes villes, pour des raisons de couverture effective aujourd’hui). Tiphaine observe d’ailleurs une évolution très proche de celle de l’Internet fixe dans les années 97-98, mais beaucoup plus rapide.

Un service plébiscité ? la météo. Un portail ? Google (et non pas les portails des opérateurs…).

Tiphaine a terminé sa présentation par quelques mots sur le positionnement de l’Internet mobile  comme quatrième media (après la TV, la radio, et la presse, en terme de taux de pénétration). 72% des Français sont en contact avec les medias pendant leurs déplacements (en augmentation pour les transports en commun) : un peu plus de 54% pour la rdio, et 16% pour la presse, 13% pour les mobiles ! Ces activités ne se cannibalisent pas, elles se cumulent. Un message peut ainsi être renforcé (ou évoluer) tout au long de la journée, par des canaux différents.

Enfin, à une question sur la raison de l’augmentation récente des usages, même si les forfaits dits illimités contribuent à l’attractivité des offres web-mail des opérateurs mobiles, c’est surtout l’effort marketing important de ces derniers mois qui a boosté le marché. Plutôt la comm’ que les prix, autrement dit !

Aymeric